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mardi 21 septembre 2010

La simplicité, un choix bien personnel

J’imagine que vous avez remarqué au fil des semaines que je n’offre pas beaucoup de conseils pratico-pratiques pour simplifier sa vie sur ce blogue. Peut-être même est-ce que vous le lisez dans l’espoir, un jour, d’y trouver des trucs plus concrets. Eh bien, je vous avise tout de suite que ça n’arrivera probablement pas, à part des petites suggestions ici et là pour illustrer un propos plus général. D’abord, parce que d’autres l’ont déjà fait avant moi et qu’il est donc relativement facile de trouver ce genre de renseignements ailleurs. Mais surtout, je crois qu’il y a autant de façons de vivre simplement et de raisons pour le faire qu’il y a d’individus à qui ça intéresse, et je ne vois pas l’intérêt de parler de simplicité en termes d’actions concrètes qui ne peuvent s’appliquer qu’à quelques personnes à la fois. Je conçois donc ce blogue comme une source de questionnement, de motivation et d’inspiration plutôt qu’une marche à suivre ou une procédure pour atteindre un but.

Vous aurez peut-être remarqué aussi que j’évite de présenter ici des arguments environnementaux ou sociaux pour simplifier sa vie. Encore une fois, d’autres l’ont fait avant moi. De plus, je crois si l’on veut rendre l’idée attrayante et réaliste pour le plus grand nombre de gens possible, il vaut mieux mettre l’accent sur les avantages concrets qu’eux-mêmes vont en tirer plutôt que sur des beaux idéaux de justice et de solidarité ou des scénarios catastrophes. À mon avis, ces idéaux finiront bien par être atteints au fur et à mesure que les gens prendront conscience de leurs besoins réels et qu’ils agiront en ce sens, d’abord individuellement, et ensuite collectivement. Car ne faut-il pas d’abord être conscient et soucieux de ses propres besoins pour avoir envie de s’approprier et défendre l’idée que c’est important de vivre dans un environnement sain et un monde équitable?

J’ai parlé à quelques reprises d’identifier ce qui est essentiel pour nous et de trouver notre "mission de vie" comme point de départ pour tendre vers la simplicité. Peut-être bien que cette idée de mission ou de chemin de vie ne parle pas nécessairement à tout le monde, mais la plupart d’entre nous ont quand même dans leur vie des activités, des projets ou des personnes qui les motivent chaque matin à se lever et à commencer une nouvelle journée. Du moins, je l’espère. Autrement, si la seule idée qui nous vient à l’esprit une fois nos obligations accomplies, c’est de trouver comment passer le temps et nous désennuyer, aussi bien rester planté devant la télé avec notre télécommande à nous gaver de maïs soufflé bien graisseux et salé en attendant que la vie se termine enfin, non? Mais bon, pour ceux qui ont besoin d’un petit coup de pouce à ce niveau, j’ai déjà proposé ici quelques pistes pour identifier ses valeurs et ses passions.

Et parlant d’appareils électroniques, je reviendrai la prochaine fois sur le rôle des télécommunications – notamment du portable et de la communication virtuelle – dans nos vies.
À bientôt.


Simplicity d'Yvonne Hertach, une artiste de Vancouver

mardi 24 août 2010

Retour au poste et conciliation travail-famille

Je suis désolée pour mon silence imprévu. À mes douleurs étranges s’est ajouté le deuil d’une relation importante dans laquelle j’avais investi beaucoup et fondé pas mal d’espoir. En fait, je me demande même si le deux ne seraient pas reliés. Peu importe, grâce à quelques séances d’ostéopathie, j’ai recommencé à "faire mes nuits". En poursuivant les traitements, je me croise les doigts pour que la forme revienne à 100% d’ici peu.

Alors voilà, la vie continue et je reprends donc les rênes de ce blogue sur la simplicité. C’est dans des moments comme ceux-là, justement, que j’apprécie pouvoir travailler que trois jours par semaine pour subvenir à tous mes besoins de base. Quand l’énergie et la motivation ne sont plus au rendez-vous, vaut mieux avoir plus de temps pour soi afin de se soigner et se "remettre sur le piton", comme on dit au Québec. Outre les revenus moins élevés (ce qui, je le reconnais, peut être un inconvénient majeur pour certains), le seul désavantage que je vois au travail à temps partiel, dans mon cas du moins, c’est que ça limite mes possibilités d’avancement. Mais de toute façon, je n’ai jamais eu l’intention non plus de me rendre à la retraite auprès de mon employeur actuel.

Il semblerait d’ailleurs, avec le boum des naissances que l’on connaît depuis quelques années, que le travail à temps partiel ait de plus en plus la cote, notamment auprès des jeunes mères de famille, qui souhaitent consacrer plus de temps à leurs enfants. Mais le problème, c’est que la plupart d’entre elles ne voient pas encore leur souhait de travailler moins se réaliser car les entreprises n’évoluent pas aussi rapidement que leurs employées. C’est dommage puisque les recherches démontrent que les mères qui voient leur désir de travailler à temps partiel satisfait par leur employeur sont plus heureuses et plus motivées aux travail que celles qui se voient obligées de continuer à travailler à temps plein.

Mais heureusement pour elles, les jeunes mères ont une autre option, loin de plaire aux employeurs: quitter leur emploi et travailler à leur propre compte. Et c’est en effet ce que l’on voit de plus en plus chez la Génération Y: une croissance de l’entrepreneuriat, notamment chez les femmes. Certaines d’entre elles se sont d’ailleurs donné le surnom de "mamentrepreneures". Créatives, dynamiques et habituées des nouvelles technologies, ces jeunes mères savent être productives et entretenir des relations satisfaisantes avec leurs clients, collègues et collaborateurs même si elles travaillent à partir du confort de leur foyer. Elles créent des entreprises en lien avec leurs passions et leurs ambitions tout en s’accordant plus de temps de qualité en famille. Est-ce qu'il n’y aurait pas là quelques leçons à tirer pour les plus vieux et courbaturés d’entre nous?

lundi 5 juillet 2010

Des vacances en toute simplicité

Pour continuer sur le thème des vacances, j’ai envie aujourd’hui de rappeler encore une fois l’importance de faire des activités pour répondre à nos besoins à nous et pas seulement pour "faire comme tout le monde" ou "parce qu’il faut bien passer le temps". Si vous prenez des vacances, seul ou en famille (et j’espère que vous vous le permettez), quels sont les besoins auxquels vous voulez répondre? Vous reposer? Découvrir de nouveaux horizons? Resserrer les liens familiaux? Rendre visite à des amis ou à des membres de la famille qui vivent loin de vous? Assouvir une passion, relever un défi ou acquérir une nouvelle compétence? Changer d’air et sortir de votre quotidien, de votre routine? Autre chose?
Évidemment, ce n’est pas nécessaire de dépenser une fortune pour satisfaire ces besoins, quels qu’ils soient, donc même les moins argentés d’entre nous n’ont pas d’excuse pour ne pas se le permettre! Voici quelques idées d’activités à petit prix auxquelles nous ne pensons pas toujours.
  • Si vous avez envie d’assouvir une passion ou d’explorer vos intérêts, ce n’est même pas nécessaire de quitter la maison. Installez-vous sur le divan ou la terrasse et lisez enfin le livre que vous n’avez pas encore trouvé le temps de lire. Prenez plaisir à vous lever sans réveil et préparez-vous un bon petit-déjeuner élaboré tous les matins. Essayez une nouvelle activité qui vous tente depuis longtemps ou reprenez-en une que vous avez dû mettre de côté pour pouvoir consacrer plus de temps à votre travail et à vos proches. Que ce soit la peinture, le tricot, le jardinage ou l’écriture d’un roman, profitez de ce temps que vous avez pour faire des choses que vous reportez toujours justement parce que vous dites manquer de temps.
  • Que vous ayez des enfants ou non, si vous avez envie de découvrir de nouveaux horizons ou changer d’air, pourquoi ne pas aller faire de la randonnée dans un parc de votre région, peut-être quelque chose d’accessible en transport en commun? Ou encore partir explorer en "touriste" des lieux et des quartiers de votre propre coin de pays que vous ne connaissez pas? S’il y a un bureau touristique dans votre municipalité, vous pourriez même aller voir s’il y a quelque chose qui vous intéresse parmi les attractions régionales qui y sont proposées. Et pour ceux qui vivent en ville, voici une idée qui nous vient rarement à l’esprit et qui permet parfois de faire des découvertes étonnantes: s’offrir une visite guidée de notre propre ville avec des touristes! Une telle activité nous permet non seulement de découvrir de nouvelles choses dans notre environnement, tant sur le plan architectural que social et historique, mais aussi d’entrer en contact avec des touristes étrangers avec qui nous aurons peut-être envie de passer du temps et de partager un peu de notre quotidien après le tour guidé.
  • Et si vous avez envie de resserrer les liens familiaux ou relever des défis, pourquoi ne pas réaliser quelque chose ensemble, que ce soit un projet artistique avec les enfants ou un projet communautaire dans votre région? Ou si vous êtes amants de la nature, quelques jours en camping sauvage ou quasi-sauvage (par exemple, dans un parc national pas très loin) peut également répondre à ces besoins. En effet, monter le camp ensemble, préparer tous nos repas, jouer en pleine nature et nous retrouver le soir autour d’un feu à manger des guimauves, éloignés de tout y compris de nos gadgets électroniques, ne peut que nous rapprocher. Nous devenons plus vrais et plus spontanés, plus présents l’un à l’autre, plus à l’écoute et plus conscients de l’instant présent.
Alors dites, que faites-vous pour briser le train-train quotidien cet été?