jeudi 14 octobre 2010
Fin de voyage
mardi 12 octobre 2010
L'art d'établir des limites
Nous vivons aujourd’hui dans un monde sans limites, où tout est possible et permis dans la mesure où ce que l’on fait ne met pas en danger la vie ou l’intégrité des autres ni de leur propriété. Et quand nous pouvons tout faire et tout avoir ou presque, nous nous retrouvons souvent avec trop d’activités et trop de choses sur les bras. Pourquoi? Parce que même dans un monde sans limites, notre temps et notre espace, eux, continuent d’être limités. En effet, comment apprécier notre liberté lorsque nos choix nous amènent tout droit à l’encombrement et au stress de ne pas avoir assez de temps pour tout faire?
Lorsque nous faisons les courses sans établir de budget auparavant, nous achetons tout ce dont nous avons envie et risquons de nous retrouver avec plein de choses que ne serviront qu’une ou deux fois. Et lorsque nous voulons tout faire sans nous limiter, nous nous épuisons et, finalement, nous n’aboutissons pas à grand-chose d’important. Établir des limites dans notre vie offre de nombreux avantages. En voici quelques-uns:
- Notre vie devient plus gérable et moins stressante
- Nous évitons de nous éparpiller puisque nous nous concentrons sur un plus petit nombre de choses
- Au lieu d’essayer de tout faire et finir par manquer de temps, nous faisons uniquement ce qui compte le plus
- En investissant nous ressources dans seulement deux ou trois choses importantes, nous devenons plus efficaces et atteignons plus aisément nos objectifs
- Lorsque nous acceptons de faire tout ce les autres nous demandent, nous leur transmettons le message que leurs priorités sont plus importantes que les nôtres. En établissant des limites fermes par rapport à ce que nous faisons, nous communiquons aux autres que notre temps et nos priorités sont importants pour nous, et ainsi, eux les respecteront également.
vendredi 8 octobre 2010
À quoi jouez-vous?
Étrangement, lorsque nous parlons de jeu chez les adultes, nous sommes souvent portés à y ajouter le mot "hasard" et à l’associer à des gains ou à des pertes d’argent, ce qui n’a rien à voir avec le sens d’origine du mot. Selon le Petit Robert, le jeu est "une activité physique ou mentale purement gratuite, qui n’a dans la conscience de celui qui s’y livre d’autre but que le plaisir qu’elle procure". Pourquoi seuls les enfants auraient droit à ces petits plaisirs gratuits?
Évidemment, le jeu, chez les adultes comme chez les enfants, sert à combler différents besoins. Il peut divertir, favoriser la détente ainsi que les interactions avec les autres, permettre de relever des défis et d’acquérir de nouvelles aptitudes et connaissances, etc. Il prend plusieurs formes aussi: les sports, les jeux de table, les jeux de rôle, les arts créatifs, etc., ou encore des formes plus concrètes et pratiques, telles que le jardinage, le bricolage ou la cuisine. Bref, c’est quelque chose qui nous captive et que nous faisons volontairement parce que ça nous fait du bien.
Je ne sais pas si vous avez déjà entendu parler du concept de flow ou de fluidité, développé aux États-Unis dans les années 70 par le psychologue Mihaly Csikszentmihalyi. La fluidité, c’est l'état mental dans lequel nous nous retrouvons lorsque nous sommes complètement absorbés par ce que nous faisons, dans un état de concentration tel que le temps et la vie autour de nous semblent s’être arrêtés. N’est-ce pas ce qui arrive souvent avec les enfants lorsqu’ils jouent à un jeu qu’ils adorent? Dans notre société moderne où c'est de plus en plus facile de réaliser nos plus grands rêves et de faire ce qui nous plaît, ne serait-ce pas merveilleux si tous les adultes qui ont besoin de gagner leur vie y parvenaient en faisant un métier qui les met souvent dans un tel état? Ne serait-ce pas génial si nous avions tous l’impression d’être payés pour jouer?
Bien entendu, il y a des métiers qui, à prime abord, ne sont pas particulièrement agréables et quelqu’un doit les faire quand même. Mais je crois que l’attitude y joue pour beaucoup aussi. Pensons par exemple à la comédie dramatique La vie est belle, de Roberto Benigni, où Guido et son jeune fils Giosuè, deux Juifs ordinaires, se retrouvent emprisonnés dans un camp de concentration allemand et séparés de la mère de l'enfant, Dora, durant la Seconde Guerre mondiale. Bien qu’il n’y ait pas grand-chose d’agréable dans le "métier" de prisonnier, Guido parvient à garder le moral et à tout dédramatiser en présentant la situation à son fils comme étant un jeu dont le but serait de gagner un char d’assaut. Ne pourrions-nous pas en faire autant dans notre quotidien au travail, souvent bien moins dramatique?
Bref, nous vivons tous à un moment ou à un autre des situations très graves où le rire et la bonne humeur ne sont peut-être pas appropriés, mais si nous prenions quand même la vie comme un jeu aussi souvent que possible?
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mardi 5 octobre 2010
La part de l'invisible dans nos vies
Dans son célèbre conte Le Petit Prince, Saint-Exupéry partage le secret du renard qui voulait se faire apprivoiser: "Voici mon secret. Il est très simple: on ne voit bien qu'avec le coeur. L’essentiel est invisible pour les yeux."
Je crois en effet que les choses les plus importantes dans la vie ne se voient pas: l’amour, l’amitié, l’espoir, l’intégrité, la confiance, la compassion, etc. C’est ce qui apporte à notre vie de la substance, un sentiment d’épanouissement et une joie durable. Également, il y a des choses comme la musique, certains parfums, le silence ou les souvenirs qui peuvent enrichir notre vie au quotidien. Mais beaucoup d’entre nous investissons plutôt nos ressources dans l’acquisition de ce qui se voit, comme des belles maisons, des grosses voitures et des vêtements de luxe. Ceux qui en rêvent se donnent parfois beaucoup de mal pour les obtenir et consacrent ensuite beaucoup de temps, d’efforts et d’argent pour les maintenir en bon état. Mais en bout de ligne, toutes ces choses ne livrent pas leurs promesses d’abondance et de plénitude. Plutôt:
- leur charme s’évapore avec le temps,
- leur valeur décroît en général,
- leurs couleurs pâlissent et
- la satisfaction qu’elles procurent diminue chaque jour.
1. Décider de rechercher l’invisible. Souvent, les changements dans la vie sont précédés d’une simple décision. Il suffit donc de décider dès maintenant d’accorder plus de valeur à l’invisible et d’agir en ce sens.
2. Accorder à l’invisible une place dans notre coeur et dans notre esprit. Nos actions sont presque toujours déterminées par nos désirs et par nos pensées. Pourquoi ne pas prendre quelques instants chaque matin pour réfléchir à ces choses invisibles qui nous importent afin de les intégrer dans notre horaire de la journée?
3. Acquérir une perception plus juste de l’invisible. Malheureusement, le vieux cliché "loin des yeux, loin du coeur" dit vrai bien souvent, mais pourquoi ne pas renverser la situation? Qu’est-ce qui vient à l’esprit en pensant à la joie, à l’espoir, aux relations, à ce qui fait du sens? En affichant la photo ou la citation correspondante dans un endroit bien visible, nous pouvons ainsi nous rappeler au quotidien ce qui est le plus important.
4. Nous soustraire à l’influence de la culture de consommation. Le monde occidental est construit en grande partie autour du désir de l’humain de toujours vouloir plus que ce qu’il a déjà. Cette façon de procéder assure la croissance de l’économie, remplit les coffres de l'État et endort les masses, donc elle est fortement encouragée. Mais nous pouvons nous distancer de cette philosophie et apprendre à reconnaître les fausses promesses qui en découlent.
5. Le rechercher à tout prix. Si les choses les plus importantes dans la vie sont invisibles, il faut les rechercher avant toute autre chose, et ce, même si notre entourage ne le fait pas.
Car ne l’oublions jamais, les plus belles choses ne s’achètent pas… et ne se voient pas.
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vendredi 1 octobre 2010
Le désencombrement et les objets de valeur sentimentale
Évidemment, ce n’est pas nécessaire de se départir matériellement de tout son passé, mais le but ultime, c’est quand même de libérer son espace de vie et de se retrouver avec moins d’objets autour de soi. Par exemple, si nous avons conservé trois paires de souliers et plusieurs petites couvertures de notre bébé, il serait possible de ne garder qu’un seul de chaque article et de donner les autres. Et ces choses auxquelles nous nous attachons, aurions-nous envie de les donner à nos enfants plus tard ou bien de les exposer dans notre salon? Si ce n’est pas le cas, mais que nous voulons quand même les garder en souvenir, pourquoi ne pas plutôt les conserver en photo au lieu de les laisser s’empoussiérer au fond d’une pièce de la maison? Il peut être utile d’ailleurs de faire ce type de ménage avec l’aide d’un ou d’une amie, puisque cette personne a un plus grand détachement par rapport à nos objets et peut ainsi nous aider à nous départir d’un plus grand nombre de choses.
Et vous, avez-vous déjà fait vos adieux à des objets qui ne servaient qu’à vous rappeler votre passé? Et si oui, comment êtes-vous parvenu à vous en défaire?
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mardi 28 septembre 2010
La technologie est à notre service, pas l’inverse
Évidemment, même en dehors des heures de travail, ça peut être très pratique d'avoir un portable, notamment pour consulter notre conjoint lorsque nous sommes dans le doute au supermarché, pour contacter les secours en cas d'urgence sur la route ou pour retrouver des amis dans une foule. Mais en quoi cet appareil nous facilite-t-il les choses lorsque nous hésitons à l'éteindre même lors d'une soirée entre amoureux, au cinéma ou pendant la nuit, par crainte de manquer un seul appel? Ou quand nous en venons à risquer notre propre vie et celle des autres en appelant quelqu'un ou en lisant nos messages au volant? Et sommes nous vraiment plus avancés lorsque ce contact permanent avec le monde entier signifie que notre employeur ou nos clients peuvent empiéter sur notre vie privée et nous demander de faire un truc "urgent" 24 heures sur 24, sept jours sur sept, y compris durant les vacances? Je ne le crois pas.
Revenons à la liste d’habitudes pernicieuses énumérées dans le dernier billet et que nous risquons d'acquérir avec le temps par rapport aux télécommunications en général. S’il y en a une dont vous voulez vous défaire, voici comment procéder:
1. Évaluez comment cette habitude interrompt le cours de votre vie. Comme on le sait, les distractions détournent notre attention de ce que nous faisons dans le moment présent et nous rendent ainsi moins efficaces. Qu’est-ce que vous vous arrêtez de faire pour répondre au téléphone?
2. Notez l’émotion que vous ressentez à ce moment-là: Anxieux? Obligé? Frustré? Dépassé? N’oubliez pas que vous avez toujours le choix. En faisant le choix d’accueillir la technologie dans nos vies, nous pouvons aussi décider quelle place nous voulons qu’elle y prenne, de façon à ressentir des émotions plus positives.
3. Commencez à modifier vos réactions et vos choix par rapport à la technologie. Laissez sonner le téléphone et ne vous levez plus de table pour courir y répondre dans l’autre pièce: laissez le répondeur ou la boîte vocale faire son travail. Changez votre numéro de portable et choisissez bien les personnes à qui vous le donnez. Et mieux encore: éteignez-le aussi souvent que possible. Ne prenez pas vos courriers électroniques plus de deux fois par jour et n’y répondez qu’à ce moment-là. Débarrassez-vous du service d’appel en attente.
Bref, prenez le contrôle de vos télécommunications. Après tout, rien ne nous oblige à être disponible pour tout le monde en tout temps. Évidemment, pour certains, choisir d’ignorer les appels et les messages entrants durant certains moments de la journée peut sembler plus facile à dire qu’à faire, mais comme pour tout changement d’habitude, il s’agit d’y aller petit à petit, une étape à la fois. Car la technologie a sa place dans nos vies, mais elle ne doit pas perturber l’équilibre, la paix et la liberté que nous souhaitons tous y trouver également. Qu’est-ce que vous en dites?
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jeudi 23 septembre 2010
Sommes-nous esclaves de la technologie?
Au fil des siècles, l’humain a inventé toutes sortes d’outils et de techniques pour rendre sa vie plus facile et pour réaliser des choses qui, autrement, auraient été impossibles, ce qui a souvent eu des répercussions sur la société dans son ensemble. Pensons notamment aux grands changements sociaux et économiques introduits par l’arrivée de l’imprimerie, de l’ampoule électrique et du moteur à explosion. Aux cours des deux dernières décennies, on pourrait dire que ce sont les apports dans le domaine des télécommunications et des médias électroniques qui ont principalement influencé nos façons de vivre et de travailler. Mais dans notre souci de favoriser de meilleures communications, plus rapides et plus efficaces, sommes nous allés trop loin?
Les moins jeunes d’entre nous se souviendront peut-être de l’époque pas si lointaine d’avant les répondeurs téléphoniques et de tous les outils de télécommunication qui ont suivi. Il n’y a pas tellement longtemps, la plupart des familles dans les pays industrialisés n’avaient qu’un seul téléphone, fixe, à la maison. Quand les gens nous appelaient et que nous n’étions pas là, ils essayaient de nous rappeler plus tard, tout simplement; et si nous étions déjà en communication avec quelqu’un d’autre, ils nous rejoignaient une fois la ligne libérée. Dans ces temps-là, c’était aux autres que revenait la responsabilité de nous faire parvenir des nouvelles ou des messages qui étaient importants pour eux. Mais avec l’arrivée des répondeurs téléphoniques et des boîtes vocales, quand nous n’étions pas là, les gens nous laissaient un message en prenant pour acquis que celui-ci était tout aussi important pour nous que pour eux, et que nous allions donc les rappeler dans les plus brefs délais. C’est encore le cas de nos jours, mais qu’arrive-t-il lorsque nous ne retournons pas nos appels rapidement? Les gens se fâchent contre nous puisque ce n’est plus leur responsabilité de nous transmettre leurs messages, mais bien la nôtre de les récupérer, et ce dès que possible. Et avec le démocratisation du portable et du courrier électronique, ils s’attendent désormais à une réponse immédiate ou presque, comme si nous étions connectés 24 jours par jour, à attendre leur message exprès.
Ces technologies qui devaient nous faciliter la vie, on dirait nous sommes en train d’en perdre le contrôle et même d’en devenir des esclaves. Car non seulement elles changent notre monde à un rythme jamais vu, mais en plus, nous avons du mal à suivre.
Si vous vous demandez où vous en êtes dans votre relation avec la technologie, répondez à ces quelques questions:
- Prenez-vous vos courriers électroniques avant de faire toute autre chose le matin?
- Vérifiez-vous votre boîte de réception à maintes reprises tout au long de la journée?
- Vérifiez-vous votre répondeur téléphonique ou votre boîte vocale (à la maison et au travail) plusieurs fois par jour?
- Lorsque le téléphone sonne, accourez-vous pour répondre? Vous sentez-vous coupable si vous ne le faites pas?
- Lorsque vous êtes à la maison, en plein milieu d’une conversation ou d’une autre activité et que le téléphone sonne, vous arrêtez-vous pour écouter le message au lieu de laisser le répondeur ou la boîte vocale faire son travail?
- Vous sentez-vous obligé de retourner vos appels et de répondre à vos messages électroniques dès que vous les recevez?
- Répondez-vous aux messages et appels sur votre portable pendant que vous prenez un repas avec quelqu’un ou que vous êtes au volant de votre voiture?
- Utilisez vous le service d’appels en entente pour interrompre une conversation et vérifier qui essaie de vous joindre?
- Vous sentez-vous complètement débordé par le nombre d’appels et de messages électroniques auxquels vous croyez devoir répondre?
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mardi 21 septembre 2010
La simplicité, un choix bien personnel
Vous aurez peut-être remarqué aussi que j’évite de présenter ici des arguments environnementaux ou sociaux pour simplifier sa vie. Encore une fois, d’autres l’ont fait avant moi. De plus, je crois si l’on veut rendre l’idée attrayante et réaliste pour le plus grand nombre de gens possible, il vaut mieux mettre l’accent sur les avantages concrets qu’eux-mêmes vont en tirer plutôt que sur des beaux idéaux de justice et de solidarité ou des scénarios catastrophes. À mon avis, ces idéaux finiront bien par être atteints au fur et à mesure que les gens prendront conscience de leurs besoins réels et qu’ils agiront en ce sens, d’abord individuellement, et ensuite collectivement. Car ne faut-il pas d’abord être conscient et soucieux de ses propres besoins pour avoir envie de s’approprier et défendre l’idée que c’est important de vivre dans un environnement sain et un monde équitable?
J’ai parlé à quelques reprises d’identifier ce qui est essentiel pour nous et de trouver notre "mission de vie" comme point de départ pour tendre vers la simplicité. Peut-être bien que cette idée de mission ou de chemin de vie ne parle pas nécessairement à tout le monde, mais la plupart d’entre nous ont quand même dans leur vie des activités, des projets ou des personnes qui les motivent chaque matin à se lever et à commencer une nouvelle journée. Du moins, je l’espère. Autrement, si la seule idée qui nous vient à l’esprit une fois nos obligations accomplies, c’est de trouver comment passer le temps et nous désennuyer, aussi bien rester planté devant la télé avec notre télécommande à nous gaver de maïs soufflé bien graisseux et salé en attendant que la vie se termine enfin, non? Mais bon, pour ceux qui ont besoin d’un petit coup de pouce à ce niveau, j’ai déjà proposé ici quelques pistes pour identifier ses valeurs et ses passions.
Et parlant d’appareils électroniques, je reviendrai la prochaine fois sur le rôle des télécommunications – notamment du portable et de la communication virtuelle – dans nos vies.
À bientôt.
![]() |
Simplicity d'Yvonne Hertach, une artiste de Vancouver |
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jeudi 16 septembre 2010
Et pourquoi pas des publicités qui décourageraient l’achat?
Beaucoup de nos problèmes de société ont pour origine la création artificielle de besoins et de désirs, notamment l’obésité, l’endettement, les crises financières, la surabondance matérielle, la surconsommation, les changements climatiques, etc. En effet, ces problèmes existent parce que nous ne sommes jamais satisfaits, que nous en voulons toujours plus et que nous maîtrisons mal nos désirs. En plus, ces désirs sont créés artificiellement non seulement par la publicité et les médias, mais aussi par des produits chimiques (par exemple, aux États-Unis du moins, il paraît qu’on rajoute exprès une petite poudre magique aux frites pour créer une sorte de dépendance).
Au fil des années, les publicitaires ont étudié à fond le désir humain et ses mécanismes, puis ont perfectionné l’art de nous faire désirer des choses. Ainsi donc, les enfants qui regardent des dessins animés à la télé mangeront plus de friandises s’il y a des publicités de nourriture au cours de l’émission, et ce, peu importe le type de nourriture annoncée, que s’il s’agit d’autres types de publicités. Et les gens qui voient le iPad ne pourront s’empêcher d’en acheter un parce qu’ils sont tellement cool! Qu’il s’agisse d’autos, de maisons, de vêtements, de gadgets, de nourriture, de voyages, peu importe, la publicité nous a entraînés à les désirer.
Alors, comment peut-on, comme individus mais aussi comme société, combattre ces désirs? Ce n’est bien sûr pas évident. Essayez d’entrer dans un magasin d’électronique ou de traverser la foire alimentaire d’un centre commercial, avec ses odeurs de pizzas ou de croissants fraîchement sortis du four, ou encore de regarder la télévision sans éprouver aucun désir. Bien sûr, certaines personnes peuvent se contrôler ou ont appris à associer ces choses à des idées négatives (par exemple, graisseux, engraissant, plastique, superficiel, etc.), mais la plupart d’entre nous ne sommes pas aussi disciplinés.
Voici la solution que propose Babauta: de la même façon que ces désirs sont créés artificiellement pour nous faire acheter, nous devrions faire les efforts nécessaires, comme individus et comme société, pour nous créer un sentiment de satisfaction. Et comment y parvenir? D’abord, en éliminant autant que possible de notre vie les sources les plus importantes de publicité, soit la télé, les magazines et les centres commerciaux, et en favorisant les sources d’information sans ou avec peu d’annonces, tels que la radio publique, les blogues sans pub, etc. Mais aussi en trouvant autre chose pour nous divertir que de fréquenter les boutiques, tant physiques que virtuelles. Et si nous voulons allez plus loin, nous pouvons enseigner à notre entourage comment ils peuvent, eux aussi, se sentir satisfaits.
Évidemment, pour créer ce sentiment de satisfaction, notre message devrait être aussi fort et cohérent qu’une publicité et dire qu'on n'a pas besoin d'acheter tel ou tel truc pour être heureux, ou quelque chose dans cette veine-là. En fait, il faudrait trouver une façon de rejoindre les gens qui sont sur le point de succomber à leurs désirs, que ce soit par le biais de la télévision ou d’Internet ou encore au centre commercial. Par exemple, il serait possible de concevoir une campagne pour les éduquer à propos des dangers de la création artificielle des besoins et leur enseigner à se sentir satisfaits de ce qu’ils ont déjà. Imaginez si on installait de gros panneaux publicitaires sur l’autoroute ou sur des édifices du centre-ville avec le simple message: "Ce que vous avez déjà vous suffit." Ou encore si on achetait de la publicité chez Amazon qui s’afficherait juste au moment où les gens s’apprêteraient à acheter quelque chose: "Vous n’avez pas besoin de ça, mon ami." Évidemment, Amazon n’accepterait jamais une telle publicité sur son site, mais vous voyez l’idée.
En voici d’autres. Imaginez si on imprimait sur toutes les cartes de crédit: "Vous ne voulez pas vous endetter." Ou s'il y avait un système sur le iPhone qui détecterait que vous êtes sur le point d’acheter quelque chose en ligne et qui vous enverrait le message: "Soyez satisfait de ce que vous avez déjà. Ne succombez pas à votre désir."
Et tant qu'à y être, pourquoi pas un service à l’auto chez McDonald’s qui afficherait sur le gros menu: "Ne soyez pas glouton. Mangez moins et laissez tomber les frites." Ou une pub qui dirait aux enfants qu’ils n’ont pas besoin des derniers jouets de Disney ou de la dernière console de jeux vidéo, et qu’ils pourraient aussi bien aller s’amuser dehors et mordre la vie à pleine dents.
Le sentiment de satisfaction nous vient naturellement lorsque nous ne nous laissons pas envahir par des messages créés de toutes pièces pour nous faire désirer et acheter. Mais revenir à cet état naturel n’est malheureusement pas si simple. Vous, de votre côté, que faites-vous pour cultiver ce sentiment dans votre vie?
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mardi 14 septembre 2010
L’abondance dans la simplicité
Alors que la publicité et les modes passagères nourrissent constamment l’idée du manque et tentent de nous faire croire qu’il nous faut, nous aussi, posséder telle chose ou acheter telle expérience pour être heureux, nous oublions souvent d’apprécier tout ce que nous avons et vivons déjà dans notre quotidien: par exemple, la santé, un toit au-dessus de notre tête, une famille et des amis que nous aimons et qui nous aiment, une ou plusieurs passions, etc. En effet, les médias nous rappellent encore et encore que nous pouvons avoir davantage que ce nous avons, mais pensons-y un peu: comment est-ce possible d’attirer l’abondance dans notre vie si nous manquons toujours de quelque chose? Ça peut devenir une roue qui tourne sans fin si nous lui en donnons la chance.
Selon Stephen R. Covey, l’auteur du best-seller Les sept habitudes de ceux qui réalisent tout ce qu’ils entreprennent, la sensation d’abondance prend sa source dans le sentiment de sécurité intérieure et non pas dans les possessions, les rangs sociaux, les comparaisons, les opinions ou les associations. C’est-à-dire que lorsque nous nous respectons et nous faisons confiance, tant à nous-mêmes qu’à notre instinct, pour répondre adéquatement à tous nos besoins, nous maintenons un équilibre émotionnel et attirons vers nous des personnes et des expériences positives. Et par conséquent, nous n’avons pas besoin de toutes ces autres choses pour nous sentir important et satisfait de notre vie.
Également, parmi les sept habitudes de vie que prône Covey, il y en a deux qui touchent directement les points que j’ai mentionnés la dernière fois à propos de la philosophie de Thoreau, soit de vivre selon ses propres règles et de vivre délibérément. Les voici:
- Sachez où vous voulez aller, c’est-à-dire donnez-vous une "mission de vie" et vivez ensuite chaque instant de manière cohérente avec celle-ci.
- Soyez proactif, c’est-à-dire en tant qu’individu créateur et responsable de votre vie, prenez les initiatives nécessaires pour faire ce que vous aimez et vous réaliser au lieu d’attendre en spectateur que la chance et le bonheur vous tombent dessus.
Et vous, avez-vous découvert votre "mission" de vie et ce qui est essentiel pour vous? Et si oui, comment faites-vous pour maintenir ces choses à votre esprit dans le brouhaha du quotidien?
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vendredi 10 septembre 2010
En disant non aux choses, on dit oui à la vie
- Vivre délibérément, c’est-à-dire vivre chaque instant pleinement, de manière consciente, volontaire et cohérente avec la "mission" que l’on s’est donnée
- Vivre sa vie propre, c’est-à-dire être l’acteur de sa vie plutôt qu’en être le spectateur, avoir le courage de créer son propre jeu et d’en inventer les règles
- Vivre insoumis (ou sans résignation), c’est-à-dire reconnaître sa liberté de rester à l’écart du mouvement des masses et de résister à la pression sociale
Une lectrice commentait il y a quelques jours qu’en tant que prof, lors d’un débat avec ses élèves, elle s’était fait dire qu’il "fallait suivre la mode parce que tout le monde le fait, sinon on est rejeté". Faut-il donc comme parent aussi, suivre la mode de tout acheter ce qui captive nos enfants pour ne pas se faire dire: "T’es pas fin-e, je te déteste et je ne te parlerai plus jamais!"? Bien sûr que non! Et c’est justement en apprenant à dire non à nos enfants et en arrêtant d’essayer de gagner des concours de popularité avec eux qu’ils apprendront eux aussi à tenir tête aux jeunes qui se moquent d’eux parce qu’ils n’ont pas le dernier bidule populaire sorti sur le marché. Après tout, ils ne seront pas non plus les seuls de leur école à se l’être fait refusé. Mais n’étant pas parent moi-même, je ne peux me prétendre experte dans l’art de dire non aux enfants ou de leur inculquer la valeur de l’argent. Par contre, j’ai déniché deux sites intéressants qui en parlent, ici et ici.
Bon, avec cette question de la pression sociale, j’ai l’impression de laisser des choses en suspens en ce qui concerne la philosophie de Thoreau et l’idée de faire son propre chemin. J’y reviendrai.
Pour terminer, voici un très bon conseil de l’organisme américain Center For a New American Dream. Lorsque vous dites non à votre enfant qui vous demande de lui acheter un truc qu’il désire ardemment, dites oui à quelque chose qu’il souhaite plus que toute autre chose: donnez-lui de votre temps. Jouez à des jeux, cuisinez ou lisez ensemble, sans télé ni téléphone portable ni gadgets électroniques, au lieu d’aller au centre commercial. Puis profitez-en, si possible, pour vous amuser ensemble dans la nature. Ces activités de plein air lui permettront de dépenser son énergie débordante, ce qui aura ensuite un effet calmant sur lui, et donc sur vous. Qu'est-ce que vous en dites?
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lundi 6 septembre 2010
Nous ne sommes pas des moutons
Comprenez-moi bien, je ne cherche à vilipender aucun de ces objets populaires. Après tout, la trottinette n’est-elle pas un moyen de transport écolo? Seulement, je me demande quel pourcentage de toutes ces ventes ont été dictées par les médias et la pression sociale plutôt que par les goûts et besoins personnels des acheteurs. Combien d’entre nous se seraient procurés ces choses si, pour toute publicité, elles n’avaient eu droit, disons, qu’à une demi-page dans un encart de notre quotidien préféré, sur laquelle nous serions tombés par hasard?
Vous connaissez probablement ce slogan issu des années 70, "Tout le monde le fait, fais-le donc". Comme on peut le voir avec les objets à la mode que j’ai mentionnés ci-haut, c’est une expression encore tout à fait d’actualité. Pourquoi? Parce que la plupart des humains sont des êtres sociaux qui aiment se regrouper et qui copient les comportements de leurs semblables pour, comme on dit au Québec, "faire partie de la gang". Il ne faut donc pas s’étonner de la très grande popularité des réseaux sociaux, notamment de Facebook. J’avoue que moi, j’ai toujours été plutôt marginale de ce côté. En effet, je crois que ce qui m’aide à échapper à l’influence du marketing et des effets de mode, c’est que je n’ai jamais eu un très grand besoin d’appartenance, même lorsque j’étais plus jeune. Depuis toujours, si quelque chose que fait la majorité des gens ou même mon entourage ne me plaît pas, en général, je fais autre chose et je ne m’en porte pas plus mal. Pour ma part, j’aime ce que j’aime, même si ce n’est pas toujours populaire et même si ça peut paraître un peu étrange ou ringard. Et puis qui m’aime (et aime ce que je fais) me suive, voilà tout.
Évidemment, l’une des plus importantes cibles dans la création de nouvelles modes, ce sont nos enfants, qui, n’ayant pas encore complètement formé leur personnalité, sont pour la plupart assez influençables. Et donc les parents qui souhaitent voir grandir des enfants autonomes, qui pensent par eux-mêmes et qui ne se laissent pas emporter par les dernières tendances en consommation ont tout un défi à relever. D’abord, ils doivent bien sûr donner eux-mêmes l’exemple quant à leurs propres comportements d’achat et bien réfléchir à la façon dont ils dépensent et économisent leur argent. Ensuite, il faut se rappeler que les modes ne sont justement que ça, des modes: elles ne durent que quelques mois et sont remplacées aussitôt par de nouvelles, qui requièrent de nouveaux achats.
Et puis comme je l’ai mentionné précédemment, nous ne sommes pas ce que nous achetons. Alors aidons nos enfants à développer le plus tôt possible des goûts et des valeurs stables et à se définir à travers ce qu’ils sont et ce qui les passionne dans la vie, et non à travers ce qu’ils possèdent. Aidons-les à faire leur propre chemin, à suivre leur propre destinée et non à devenir, eux aussi, des moutons consommateurs. Je poursuivrai là-dessus la prochaine fois.
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jeudi 2 septembre 2010
Ne m'appelez plus consommatrice!
Idéalement, nous choisissons les rôles que nous jouons plutôt que de nous les faire imposer, même si malheureusement, cela implique parfois de couper les ponts lorsqu’il n’y a aucune entente possible. Mais dans les faits, certains rôles semblent nous être attribués d’emblée, sans même que nous ayons eu notre mot à dire. Pensons par exemple à notre rôle de citoyen, qui nous est assigné automatiquement à l’âge adulte et qui vient avec un devoir dont on nous rappelle l’importance surtout en temps d’élections. Mais le rôle qu’on m’attribue d’emblée et qui me contrarie le plus, vous l’aurez deviné, c’est celui de consommatrice.
Ce rôle fait tellement partie de la mentalité occidentale aujourd’hui que même ceux d’entre nous qui font des efforts pour acheter le moins de choses possible sont portés à se considérer comme des consommateurs. Difficile de faire autrement puisque c’est ainsi qu’on nous désigne très souvent, les êtres humains, dans les médias. Par exemple, on nous dit que telle entreprise a fait telle chose pour satisfaire les consommateurs, que les consommateurs doivent voter avec leur portefeuille ou encore que la "confiance" des consommateurs s’est accrue ou a diminué, selon la situation économique du pays. Et comme pour notre rôle de citoyen, avec celui de consommateur vient également un "devoir": celui d’acheter, que ce soit pour faire rouler l’économie, notamment lors des fêtes de fin d’année, ou encore pour aider à la relance en cas de crise.
Bien sûr, nous pouvons nous considérer comme des consommateurs avertis, responsables ou éthiques et acheter en conséquence, mais lorsque nous décidons de nous percevoir d’abord comme des êtres humains, un nouveau rôle s’offre à nous: celui de non-consommateur. Et voici, par exemple, à quoi pourrait ressembler la description du "poste" ou plutôt le credo du non-consommateur:
- J’achète ce dont j’ai les moyens.
- J’ai les moyens d’acheter si je peux payer comptant.
- Je favorise d’abord les divertissements gratuits.
- Je favorise ensuite les divertissements économiques.
- Si ça coûte cher, il y a de fortes chances que je n’en aie pas besoin.
- Je répare ce que je peux.
- Je confectionne ou je fais pousser ce que je peux.
- Je m’accommode de ce que j’ai tant que c’est encore bon au lieu d’acheter du nouveau.
- Je favorise les emprunts puis les dons et achats de biens usagés si ça convient à mes besoins.
- Je conçois un plan pour pouvoir économiser davantage et j’exécute ce plan.
- Je sais que plus j’achète, moins j’ai d’argent.
- Je ne suis pas ce que j’achète.
Naturellement, ce rôle pose un défi majeur. Comment pouvons-nous bien le jouer, si nous le choisissons, lorsque nous et nos enfants sommes entourés de consommateurs invétérés qui prennent leur rôle au sérieux? J’y reviendrai bientôt. D’ici là, je vous propose de non-consommer le nouveau bidule que je viens d’ajouter à ce blogue, juste en haut à droite de ce billet: et j’ai nommé la citation du mois.
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lundi 30 août 2010
L'art de vivre simplement: en résumé
Mais une autre excellente perle de sagesse dont je viens de prendre connaissance vient du moine bouddhiste vietnamien Thich Nhat Hanh, qui suggère simplement ceci: "Souriez, respirez et avancez doucement." Je crois que si nous parvenons à nous laisser guider par ces cinq mots dans notre vie, nous devrions nous en tirer pas si mal. Voici quelques suggestions (et non des prescriptions) pour appliquer cette philosophie dans la pratique:
- moins de télé, plus de lecture
- moins de temps passé au centre commercial, plus de temps passé dehors
- moins de fouillis, plus d’espace
- moins de précipitation, plus de lenteur
- moins de consommation, plus de création
- moins d’aliments vides, plus d’aliments sains
- moins d’efforts inutiles, plus d’impact
- moins de transport motorisé, plus de marche ou de vélo
- moins de bruit, plus de silence et de solitude
- moins d’attention sur le futur ou le passé, plus d'attention sur le présent
- moins de travail, plus de jeux
- moins d’inquiétudes, plus de sourires
Et vous, qu'ajouteriez-vous à la liste?
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vendredi 27 août 2010
Les repas en famille
Pourtant, manger ensemble en famille est bénéfique pour plusieurs raisons: il permet d’échanger, de s’informer des dernières nouvelles de tout le monde, de resserrer les liens et d’avoir du plaisir ensemble. D’ailleurs, il paraît que c’est notamment autour de la table que les jeunes enfants apprennent à écouter, à s’exprimer et à développer un lien d’appartenance, et que si cette habitude leur a été inculquée dès le plus jeune âge, une fois adolescents, ils accepteront sans rechigner de participer aux repas familiaux. Outre une meilleure communication, les repas en famille favoriseraient aussi une alimentation plus saine que ceux pris seuls, sur le bout du comptoir. Et à long terme, ceci préserverait les enfants d’une prise de poids excessive, vu la plus grande qualité et la variété des aliments consommés.
Mais comment prendre ses repas en famille quand tout le monde a des horaires différents et que c’est si facile et rapide de se réchauffer quelque chose à avaler tout rond devant la télé? Durant le week-end, par exemple, on peut décider ensemble d’un soir de semaine qui convient le mieux à tous les horaires et que, chaque semaine, on dédiera au repas en famille. Et s’il n’y a rien qui convient à tout le monde, un autre option peut être le brunch familial le samedi ou le dimanche.
Voici quelques suggestions pour créer un tel rituel:
- planifiez le repas à l’avance et faites une liste de tâches attitrées pour que tous y participent (faire les courses, mettre la table, cuisiner, nettoyer, etc.)
- éteignez la télé afin de créer un climat propice aux échanges et au partage
- si vous avez perdu l’habitude de vous parler durant les repas, programmez un peu la conversation: par exemple, vous pourriez parler à tour de rôle de votre semaine, d’une nouvelle qui vous a marquée (et qui peut être choisie à l’avance), d’une anecdote drôle que vous avez entendue, etc.
- favorisez une ambiance détendue et évitez d’employer ces moments privilégiés passés ensemble pour régler des comptes, donner des conseils moralisateurs ou commenter sur ce que mangent ou non vos enfants durant le repas
- ne tolérez aucune absence, y compris celle d’un enfant captivé par une autre activité et qui affirme ne pas avoir faim
- adaptez les horaires: si vous rentrez plus tard, prévoyez des collations pour les enfants afin qu’ils puissent se sustenter jusqu’au moment du repas
- acceptez à l’occasion que des amis de vos enfants se joignent à vous, puisque vous pourrez alors en profiter pour apprendre à les connaître, mais assurez-vous d’établir des limites afin qu’ils ne perturbent pas trop vos relations familiales
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mardi 24 août 2010
Retour au poste et conciliation travail-famille
Alors voilà, la vie continue et je reprends donc les rênes de ce blogue sur la simplicité. C’est dans des moments comme ceux-là, justement, que j’apprécie pouvoir travailler que trois jours par semaine pour subvenir à tous mes besoins de base. Quand l’énergie et la motivation ne sont plus au rendez-vous, vaut mieux avoir plus de temps pour soi afin de se soigner et se "remettre sur le piton", comme on dit au Québec. Outre les revenus moins élevés (ce qui, je le reconnais, peut être un inconvénient majeur pour certains), le seul désavantage que je vois au travail à temps partiel, dans mon cas du moins, c’est que ça limite mes possibilités d’avancement. Mais de toute façon, je n’ai jamais eu l’intention non plus de me rendre à la retraite auprès de mon employeur actuel.
Il semblerait d’ailleurs, avec le boum des naissances que l’on connaît depuis quelques années, que le travail à temps partiel ait de plus en plus la cote, notamment auprès des jeunes mères de famille, qui souhaitent consacrer plus de temps à leurs enfants. Mais le problème, c’est que la plupart d’entre elles ne voient pas encore leur souhait de travailler moins se réaliser car les entreprises n’évoluent pas aussi rapidement que leurs employées. C’est dommage puisque les recherches démontrent que les mères qui voient leur désir de travailler à temps partiel satisfait par leur employeur sont plus heureuses et plus motivées aux travail que celles qui se voient obligées de continuer à travailler à temps plein.
Mais heureusement pour elles, les jeunes mères ont une autre option, loin de plaire aux employeurs: quitter leur emploi et travailler à leur propre compte. Et c’est en effet ce que l’on voit de plus en plus chez la Génération Y: une croissance de l’entrepreneuriat, notamment chez les femmes. Certaines d’entre elles se sont d’ailleurs donné le surnom de "mamentrepreneures". Créatives, dynamiques et habituées des nouvelles technologies, ces jeunes mères savent être productives et entretenir des relations satisfaisantes avec leurs clients, collègues et collaborateurs même si elles travaillent à partir du confort de leur foyer. Elles créent des entreprises en lien avec leurs passions et leurs ambitions tout en s’accordant plus de temps de qualité en famille. Est-ce qu'il n’y aurait pas là quelques leçons à tirer pour les plus vieux et courbaturés d’entre nous?
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jeudi 5 août 2010
Quand la santé va, tout va
lundi 2 août 2010
Simplicité extrême
C’est l’hiver en ce moment en Amérique du Sud et, bien qu’il fasse en général un confortable 18-20°C durant le jour, les températures descendent souvent sous le point de congélation durant la nuit, surtout en montagne, où je me trouvais. Rien pour appeler sa mère lorsqu’on vit, comme moi, dans un pays qui connaît près de 6 mois de neige et de froid glacial par année, mais ça fait toute la différence lorsqu’on est obligée de dormir la nuit dans une chambre mal isolée et sans chauffage, bien emmitouflée sous de grosses couvertures avec manteau, chapeau et gants pour se garder au chaud. Et ce fut souvent le cas pour moi, même dans certains hôtels. D’ailleurs, chaque année, on rapporte dans les journaux péruviens les cas de plusieurs personnes qui périssent de froid durant l’hiver, faute de ressources adéquates, ce que le gouvernement ne considère toutefois pas comme un problème urgent à régler.
J’ai également eu le "privilège" au Pérou de connaître pendant quelques jours la réalité quotidienne de nombreuses gens qui habitent à la campagne, sans eau ni électricité ni infrastructures hygiéniques de base, ayant été invitée par une connaissance rencontrée sur Internet à en faire l’expérience. Au deuxième matin, après m’être lavée dehors à 10 ou 15°C dans un bac en caoutchouc rempli d’eau bouillie au préalable sur un petit poêle à bois, j’ai procédé au lavage manuel de mes vêtements, ce qui a dû me prendre un bon 2-3 heures alors que j’avais à peine 15 morceaux, sous-vêtements inclus. L’enfant de la voisine souffrait de quelque chose qui ressemblait à une pneumonie, mais ce qu’il y avait de plus proche d’un médecin pour s’en occuper, c’était mon hôtesse, vétérinaire agricole de profession et qui se fait appeler "docteur" par les paysans et bergers de la région.
Ce qui a donc été assez frappant, tant dans cette partie du voyage qu’ailleurs, c’est le fait que beaucoup de gens de ces pays vivent constamment en mode survie (ce que j’appelle la simplicité extrême), en ville comme à la campagne. Mais ce que je trouve désolant surtout, c’est que plus souvent qu’autrement, ces gens semblent impuissants devant leur situation et se tirent même parfois dans le pied quant à leurs façons de faire au quotidien, faute de connaissances et d’habiletés pour améliorer leurs conditions de vie.
De retour, donc, dans mon pays, une terre d’opportunités et de richesses pour quiconque veut bien y mettre le temps et les efforts au lieu d’attendre que l’État et les financiers règlent tous les problèmes. Car en effet, voyager nous permet de découvrir que les pauvres d’ici ont de bien meilleures chances de s’en sortir que dans d’autres pays, notamment grâce à la panoplie de ressources disponibles gratuitement ou à prix modique, à une plus grande sécurité et à plus de démocratie et de justice. Et même si nos systèmes politiques, économiques et sociaux dans le Nord sont loin d’être parfaits, ils demeurent néanmoins fonctionnels et minimalement fiables.
Pour terminer, j’aimerais remercier toutes les personnes qui m’ont laissé des commentaires, soit sur le blogue ou en privé, durant mes vacances. J’apprécie beaucoup de savoir que mes mots touchent les autres et parviennent à capter l’attention dans cette toile formidable qu’est la blogosphère, où tout le monde cherche à faire sa place au soleil. Sur ce, rendez-vous à nouveau vers la fin de la semaine!
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lundi 26 juillet 2010
Le touriste américain et le pêcheur mexicain
Dans un petit village mexicain, un bateau rentre au port. Un touriste américain complimente le pêcheur mexicain sur la qualité de ses prises et lui demande combien de temps il lui a fallu pour les capturer.Je ne sais pas jusqu’à quel point cette vision plutôt bucolique de la vie de pêcheur correspond à la réalité, mais ça fait quand même réfléchir sur notre vie et sur notre sens des priorités, n’est-ce pas?
"Pas très longtemps" répond le pêcheur. "Mais alors, pourquoi n’êtes-vous pas resté en mer plus longtemps pour en attraper plus?" demande l’Américain.
Le Mexicain répond que ces quelques poissons suffisent à assurer la subsistance de sa famille. Et l’Américain demande: "Mais que faites-vous le reste du temps?" "Je fais la grasse matinée, je pêche un peu, je joue avec mes enfants, je fais la sieste avec ma femme. Le soir, je vais au village voir mes amis, nous buvons du vin et jouons de la guitare. J’ai une vie bien remplie."
L’Américain l’interrompt: "J’ai un MBA de l’université de Harvard et je peux vous aider. Vous devriez commencer par pêcher plus longtemps. Avec les bénéfices dégagés, vous pourriez acheter un plus gros bateau. Et avec l’argent que vous rapporterait ce bateau, vous pourriez en acheter un autre puis un autre, jusqu’à ce que vous possédiez une flotte de chalutiers. Au lieu de vendre votre poisson à un intermédiaire, vous pourriez négocier directement avec l’usine et même ouvrir votre propre usine. Vous pourriez alors quitter votre petit village pour Mexico, Los Angeles ou peut-être New York, d’où vous dirigeriez toutes vos affaires."
"Et combien de temps cela prendrait-il?" demande le pêcheur. "Dix ou 20 ans." "Et après?" "Après? C’est là que ça devient intéressant: quand le moment sera venu, vous pourrez introduire votre société en bourse et vous gagnerez des millions." "Des millions? Mais après?" "Après? Vous pourrez prendre votre retraite, habiter dans un petit village côtier, faire la grasse matinée, jouer avec vos enfants, pêcher un peu, faire la sieste avec votre femme et passer vos soirées à boire et à jouer de la guitare avec vos amis…"
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lundi 19 juillet 2010
Dix petits plaisirs d’été dont il ne faut pas se priver
1. Offrez-vous une limonade
Il n’y a rien de tel que de se désaltérer avec un bon grand verre de limonade à l’ancienne en se prélassant au soleil! Vous pouvez vous en faire en mélangeant une tasse de jus de citron fraîchement pressé à une tasse de sirop de maïs et quatre tasses d’eau froide, que vous allez ensuite réfrigérer et servir sur de la glace. Et pourquoi ne pas lui ajouter une petite touche personnelle? Par exemple, une tranche de fraise ou une feuille de menthe au fond du verre juste avant de verser et le tour est joué!
2. Cuisinez simplement
Nourrissez-vous de plats composés d’aliments frais et entiers, avec peu d’ingrédients. Avec nos vies actives d’aujourd’hui, la préparation des repas est souvent un mal nécessaire plutôt qu’une activité agréable. Laissez tomber les plats surgelés et déjà cuisinés, en général plein d’agents de conservation, de saveurs artificielles et de sel, et achetez plutôt des fruits et des légumes frais que vous mettrez au frigo déjà lavés et prêts à être mangés dès qu’une fringale se présente. Préparez également des grains entiers et des légumineuses (comme du riz brun, de l’orge, des pois jaunes ou des lentilles) en grande quantité durant le week-end, puis réfrigérez-les et cuisinez-les au besoin durant la semaine. Vous mangerez ainsi de manière plus saine et réduirez à la fois votre facture d’épicerie et votre tour de taille.
3. Mangez à l’extérieur
Comme je l’ai déjà mentionné, si passer du temps dehors est bienfaiteur, manger en pleine nature peut l’être encore davantage. Alors allumez le barbecue, faites un pique-nique dans le parc ou installez-vous simplement sur le balcon avec vos assiettes et votre boisson préférée, et profitez du beau temps, écoutez le chant des oiseaux et dégustez lentement chaque bouchée.
4. Regardez le soleil se lever
Pour commencer la journée en beauté, quoi de plus agréable que de regarder le soleil se lever à l’horizon, tout en dégustant son petit-déjeuner ou une bonne tasse de café pendant que tout le monde dort encore? Tout comme à son coucher, cet astre de lumière laisse des couleurs splendides dans le ciel en début de journée. En même temps, si l’on y porte un peu attention, on peut même prendre plaisir à écouter la nature se réveiller.
5. Prenez du bon temps à la plage
Il n’est sans doute plus nécessaire de rappeler les effets nocifs du soleil et les mesures à prendre pour s’en protéger, mais ne vous empêchez surtout pas d’aller vous amuser à la plage. D’ailleurs, l’effet du sable sur la peau n’est pas seulement agréable mais salutaire, puisque son petit côté abrasif débarrasse naturellement le corps des peaux mortes et des impuretés. Et si vous avez accès à la mer, c’est encore mieux puisque l’eau salée et les algues regorgent de minéraux, de vitamines et d’oligoéléments qui permettent à la peau de se renouveler et de se cicatriser rapidement.
6. Écoutez ou jouez de la musique
C’est la période de l’année où l’on retrouve le plus de concerts gratuits à l’extérieur. Rassemblez donc famille et amis et allez vous offrir un concert sous les étoiles, peu importe si c’est un grand nom connu ou un petit band local. Et si l’on n’offre pas de concerts gratuits là où vous habitez, programmez-en un vous-même! Il suffit de demander à quelques musiciens amateurs de votre entourage de se rassembler dans votre cour arrière et d’improviser à la bonne franquette un petit concert de chansons que tout le monde connaît et pourra même chanter à l’unisson.
7. Prenez un bain de midi
Il n’y a rien de mieux en plein milieu d’une chaude journée d’été que de se glisser dans le bain pour un moment de relaxation, car en plus d’échapper à la chaleur, on échappe quelques instants aux demandes familiales et à l’agitation du quotidien. La prochaine fois que la canicule et l’humidité vous accablent cet été, offrez donc à votre corps et à votre esprit ce petit plaisir tout simple.
8. Lisez
Les lectures d’été sont d’autant plus agréables lorsqu’on lit par plaisir, pour se gâter. Qu’il s’agisse d’une lecture "à contenu" qui étanche votre soif d’apprendre, de cet ouvrage qui traîne depuis des lunes et que vous ne trouvez jamais le temps de terminer ou de quelque chose de léger qui vous aide à décompresser, accordez-vous des moments de tranquillité et de complicité avec un auteur qui vous plaît particulièrement.
9. Bougez
Cela peut sembler contradictoire après avoir parlé dans le dernier billet de décompresser et de prendre le temps de vivre, mais en fait, je ne suggère pas non plus de programmer son agenda de vacances jusqu’à la dernière seconde. Il est plutôt question ici de bouger "intelligemment", par plaisir, et non pas de remplir des cases horaire pour s’assurer que les vacances seront "productives". Baignez-vous, faites du vélo ou du patin, partez en randonnée, allez jouer au parc, peu importe, mais faites-le pour vous amuser, pas pour "consommer du temps libre".
10. Découvrez le plaisir de ne rien faire
Est-il encore possible aujourd’hui d’être oisif à l’occasion sans se sentir coupable ou mal à l’aise "d’être paresseux" ou de "perdre son temps"? Voici un petit rappel si vous avez besoin d’aide pour ralentir le rythme durant les vacances et apprécier l’instant présent.
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lundi 12 juillet 2010
Simplement sur la route avec des enfants
Voici quelques suggestions que j’ai adaptées de Megan Tietz, une ex-enseignante du primaire qui a choisi depuis cinq ans de poursuivre son rêve d’être maman à la maison. Elle s’est inspirée de ce que sa famille faisait durant sa jeunesse, lors des longs déplacements en voiture.
1. Jouez à des jeux
Repensez aux jeux de voyage auxquels vous jouiez à l’époque et enseignez-les à vos enfants. Même un bambin de deux ans peut jouer à Qui trouve gagne, où chacun leur tour les occupants de la voiture décident de quelque chose que les autres devront trouver dans le paysage. Ça peut être quelque chose de facile, comme une objet de telle ou telle couleur, ou plus difficile, comme une plaque d’immatriculation d’un endroit en particulier ou tel type de panneau de circulation, etc. Les enfants d’âge scolaire préféreront peut-être le jeu de l’alphabet, où il faut trouver des objets dans le paysage qui commencent d’abord par A, ensuite par B, par C et ainsi de suite. Il est également possible de jouer à de nombreux jeux simples avec du papier et des crayons, notamment au tic-tac-toe (ou morpion) et au pendu. Quant aux pré-ados et aux ados, ils voudront peut-être se mettre aux mots cachés, aux mots croisés ou au sudoku, soit en s’entraidant pour réussir le même jeu, soit en se faisant compétition pour terminer le premier leur propre jeu.
2. Chantez des chansons
On connaît tous les classiques comme Trois petits chats ou encore Frère Jacques, que l’on peut chanter en canon, mais pourquoi ne pas enseigner à vos enfants les chansons que vous avez apprises au camp de vacances ou avec les scouts? Ou encore des chansons qui était populaires lorsque vous étiez jeune et qu’ils pourraient découvrir à leur tour?
3. Lisez des livres ensemble
Si vous avez de la difficulté à insérer du temps de lecture dans votre quotidien, peut-être que vous pourrez profiter de ces moments sur la route pour découvrir tout ce que vous avez manqué au fil du temps. Faites le plein de livres et de livres audio à la bibliothèque municipale avant de partir, en choisissant des histoires qui plairont à tous les âges. Le temps passera beaucoup plus vite pour toute la famille si tout le monde se laisse bercer par son imagination et prend plaisir à se faire raconter des histoires.
4. Racontez-vous des histoires
On aime tous se faire raconter des histoires fictives, mais qu’en est-il des histoires vraies de votre propre famille? Vos enfants savent-ils comment leurs parents se sont rencontrés? Connaissent-ils le lieu de vacances que vous aimiez le plus lorsque vous étiez enfant? Quand on élève des enfants dans le monde au rythme effréné d’aujourd’hui, il peut être facile d’oublier de leur transmettre ces histoires familiales. Pourquoi ne pas en profiter alors que vous avez toute leur attention?
5. Prenez des photos
Jouez les touristes! Arrêtez à des endroits panoramiques et descendez de voiture pour vous faire prendre en photo. Ou prenez en photo des panneaux de signalisation ou des panneaux d’affichage étranges que vous rencontrez sur votre chemin. Surtout qu’aujourd’hui, avec les caméras numériques, il n’est plus possible de "gaspiller" des photos, alors allez-y, amusez-vous! Les photos les plus drôles seront sans doute un ajout intéressant à vos albums de famille.
6. Gardez le silence
Beaucoup de parents responsables et bien intentionnés croient qu’ils doivent divertir leurs enfants tout au long du trajet. On en vient parfois à oublier qu’il peut être tout aussi agréable de simplement observer le paysage défiler sous nos yeux. Notre quotidien est rempli de bruit, mais les vacances ne sont-elles pas censées nous permettre de vivre autre chose, d’échapper à notre vie de tous les jours?
Évidemment, il n’y a rien de mal à apporter des DVD et des jeux vidéo en voiture et à y consacrer un peu de temps. Mais lorsque nous commençons à considérer que le voyage est aussi important et intéressant que la destination, nous nous donnons de nouvelles opportunités de nous créer des moments mémorables en famille. Et il suffit simplement d’avoir le courage d’éteindre nos appareils électroniques.
Vous trouverez également d’autres suggestions d’activités pour la voiture sur le site Mamanpourlavie.com. Bonne route!
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